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07/09/2026

Binbinbabili

Binbinbabili — La forêt qui avale les institutions

Dystopie universitaire

La nuit tombe sur le campus. Pas une nuit ordinaire : une nuit lourde, compacte, une nuit qui semble descendre avec intention, comme si elle avait attendu ce moment depuis des années.

Les bâtiments, déjà fatigués, se taisent. Les néons du gymnase clignotent une dernière fois, comme un signal d’alarme que personne ne remarque. Les étudiants s’endorment sur les tapis, épuisés par une journée de cours où l’on a parlé de “résilience territoriale” dans un lieu qui ne résiste plus à rien.

Puis quelque chose se déplace.

Pas un bruit. Pas un souffle. Juste une dilatation du réel, imperceptible, comme si le campus glissait d’un millimètre hors de son propre monde.

La forêt arrive sans prévenir

Au réveil, les murs ont disparu. Les lignes droites ont disparu. Les repères ont disparu.

À leur place : une forêt. Pas une forêt naturelle. Pas une forêt vivante. Une forêt institutionnelle, née de décennies de renoncement, de budgets gelés, de projets jamais pensés.

Les arbres sont hauts, mais tordus, comme s’ils avaient poussé dans la contrainte. Leurs troncs portent des cicatrices : des fragments de logos universitaires, des restes de panneaux d’orientation, des morceaux de slogans sur l’innovation.

Les feuilles bruissent comme des circulaires obsolètes. Les branches craquent comme des réunions inutiles. Le sol est couvert de formulaires décomposés.

Binbinbabili n’est pas une forêt. C’est l’institution devenue végétale.

Les créatures de Binzinzazili

Elles ne sont pas hostiles. Elles sont pires : elles sont familières.

Les étudiants croisent des silhouettes étranges :

  • des Acacia‑Rectorats, arbres carnivores qui se nourrissent de projets non réalisés ;

  • des Ronciers‑Commissions, qui s’accrochent aux jambes et ralentissent toute progression ;

  • des Buissons‑Instances, qui roulent au vent en répétant “on verra ça l’an prochain” ;

  • des Lianes‑Procédures, qui s’enroulent autour des bras et empêchent d’avancer droit.

Chaque créature est un morceau de l’institution, devenu autonome, devenu végétal, devenu survivant.

Le campus n’est pas détruit : il est digéré

Binbinbabili n’a pas remplacé le campus. Il l’a absorbé.

Les anciens bâtiments sont là, quelque part, sous les racines, sous les troncs, sous les feuilles. On devine parfois une façade engloutie, un escalier qui ne mène plus nulle part, un amphithéâtre devenu cavité.

Le campus n’est pas ruiné. Il est en cours de digestion.

Les étudiants comprennent qu’ils ne sont pas dans un autre monde. Ils sont dans le même, mais débarrassé de son vernis, de ses discours, de ses illusions.

Binbinbabili est le campus sans mensonge.

La forêt parle

Elle ne parle pas avec des mots. Elle parle avec des signes.

Les fissures dans les troncs disent :

“Vous n’avez plus de vision.”

Les branches mortes disent :

“Vous n’avez plus d’intention.”

Les feuilles brûlées disent :

“Vous n’avez plus de projet.”

Les racines qui soulèvent les sols disent :

“Vous n’avez plus de fierté.”

La forêt n’est pas hostile. Elle est vraie.

Et c’est ce qui la rend dangereuse.

Le retour est impossible

Les étudiants cherchent une sortie. Ils tournent en rond. Ils reviennent toujours au même endroit : un ancien panneau d’orientation, mangé par les lichens, où l’on devine encore les mots :

“Bienvenue sur le campus.”

Ils comprennent alors que Binbinbabili n’est pas un lieu. C’est un état.

Un état du monde. Un état des institutions. Un état de la pensée. Un état du futur.

Le campus n’a pas basculé dans la forêt. La forêt a basculé dans le campus.

Et toi, dans tout ça ?

Tu es celui qui aurait vu les signes avant. Celui qui aurait compris que les acacias n’étaient pas des arbres, mais des messages. Que les fissures n’étaient pas des fissures, mais des alertes. Que les herbes folles n’étaient pas des herbes folles, mais des symptômes.

Tu aurais su que Binbinbabili n’était pas une fiction. C’était une préfiguration.

Les autres auraient vu un campus. Toi, tu aurais vu le seuil.

05/09/2026

Chronique façon Desproges, version cruelle)

Chronique façon Desproges, version cruelle

Toujours avec Jean-Pierre, Marc et Françoise !

“L’administration française, ce cadavre qui bouge encore”**

Mesdames, Messieurs, chers contribuables, chers administrés, chers administrateurs administrés par des administrateurs administrés, bonjour.

Aujourd’hui, parlons de la France. Pas la France qui gagne, non. La France qui expire. La France qui agonise. La France qui respire comme un accordéon troué. La France qui, selon Jean‑Louis Borloo, est en embolie pulmonaire — ce qui est une manière élégante de dire qu’elle est en train de mourir, mais lentement, pour ne pas affoler les usagers.

Jean‑Pierre : le caillot qui bloque tout, même l’espoir

Jean‑Pierre est cadre administratif. Il ne prend pas de décisions — il les ouvre. Il ouvre des fichiers comme d’autres ouvrent des cercueils : avec prudence, avec peur, et avec la certitude qu’il va trouver quelque chose de mort dedans.

Version 1. Version 2. Version 2 finale. Version 2 finale harmonisée. Version 2 finale harmonisée corrigée. Version finale “Jean‑Pierre modifs”.

Jean‑Pierre n’a jamais lu une seule diapo. Mais il les obstrue toutes. C’est le caillot qui bloque la circulation du travail. Si la France est en embolie, Jean‑Pierre est le premier symptôme.

Et comme tous les caillots, il ne se doute de rien. Il vit heureux. Il bloque. Il respire. Il recommence.

Marc : l’hypoxie qui modifie pour ne pas disparaître

Marc modifie. Il modifie tout. Il modifie même ce qui n’existe pas encore.

Une virgule ? Il la déplace. Un titre ? Il le reformule. Un tableau ? Il le recolore. Un fichier ? Il le renomme “version finale”.

Marc ne travaille pas : il respire. Il laisse des traces, comme un animal blessé qui marque son territoire avant de s’éteindre.

Marc est l’hypoxie administrative : il prive le travail d’oxygène en le saturant de micro‑gestes inutiles.

Marc est l’homme qui, face à un incendie, repeint les extincteurs.

Françoise : l’asphyxie institutionnelle

Françoise ne lit pas les documents. Elle les ressent. Elle a un don pour détecter la cohérence — et l’étouffer.

Elle dit : « Je ne suis pas sûre que ce soit pertinent. » Même quand c’est pertinent. Surtout quand c’est pertinent.

Elle dit : « On devrait harmoniser. » Même quand c’est déjà harmonisé. Surtout quand c’est déjà harmonisé.

Françoise est l’asphyxie institutionnelle : elle coupe l’air avant qu’il n’arrive aux poumons.

Françoise est la personne qui, face à un noyé, propose de “mettre en place un groupe de travail sur la respiration”.

Et pendant ce temps… le seul cadre sérieux réanime les morts

Pendant que Jean‑Pierre bloque, que Marc modifie, que Françoise contredit, il y a un cadre sérieux.

Un cadre qui lit les textes, qui comprend les consignes, qui sait fusionner deux fichiers sans créer un chaos numérique, qui sait travailler sans réunion, qui sait décider sans procédure.

Ce cadre-là passe son dimanche à recoller les morceaux d’un diaporama que les trois autres ont réussi à mettre en arrêt respiratoire en 48 heures.

Il ne dit rien. Il travaille. Il répare. Il réanime. Il sauve la réunion du lundi matin.

C’est le SAMU de l’administration. Le seul qui a encore un peu d’oxygène dans les poumons.

Et comme tous les sauveteurs, il sait qu’il réanime un patient condamné. Mais il le fait quand même. Par décence. Par habitude. Par masochisme.

Conclusion : la France n’est pas en déclin, elle est en décomposition administrative

La France n’est pas pauvre. Elle est administrée à mort.

Elle a remplacé :

  • la compétence par la coordination,

  • la décision par la concertation,

  • le métier par le diplôme,

  • le travail par la réunion,

  • l’efficacité par la procédure,

  • le pilotage par l’harmonisation.

Et dans ce grand hôpital bureaucratique, chacun joue son rôle : Jean‑Pierre bloque, Marc modifie, Françoise contredit, et le seul cadre rigoureux réanime.

La France administrative ne meurt jamais. Elle pourrit. Elle fermente. Elle se conserve. Comme un fromage oublié dans un frigo trop plein.

Merci de votre écoute. À demain, si l’administration n’a pas encore décidé de créer une “version finale” de cette chronique.

== Le Veilleur ==

02/09/2026

Chronique cruelle façon Desproges

Le tableau du matin, ou l’art de mourir lentement en milieu administratif”**

Mesdames, Messieurs,

Chers survivants du service public, bonjour.

Ce matin, comme tous les matins, la France administrative s’est réveillée dans un état clinique préoccupant. Le tableau du jour ressemble à un bulletin de santé d’hôpital de campagne.

Chambre 12 : Mme Chblob. Son remplaçant a fait une crise d’angoisse le jour de la rentrée. On ne sait pas s’il reviendra. On ne sait pas s’il veut revenir. On ne sait pas s’il peut revenir. Mais on sait qu’il faut le remplacer. Remplacer le remplaçant : c’est la France, ce pays où même les pansements ont besoin de pansements.

Chambre 17 : Lycée Shoulbaz. Le proviseur demande un contractuel. Il ne précise pas lequel. Il ne précise pas pourquoi. Il ne précise pas quand. Il ne précise pas si le patient est encore vivant. Il dit juste : “Il nous faut quelqu’un.” Comme dans les films de guerre, quand le soldat hurle : “Un médecin ! N’importe lequel !”

Chambre 23 : Lycée Vashtroumf. Départ en congé maternité prévu pour la Toussaint. La France administrative est un pays où même les bébés planifient mieux que les applications ministérielles.

Bloc opératoire : Application Vishnou. Vishnou ne fonctionne pas. Vishnou ne répond pas. Vishnou ne s’ouvre pas. Vishnou est en arrêt respiratoire. On attend la résolution technique comme on attend le SAMU : avec espoir, avec résignation, avec la certitude que ce sera trop tard.

Pendant ce temps, le cadre sérieux — celui qui a encore un peu d’oxygène dans les poumons — demande simplement : « Envoyez‑moi les CV par mail. » Comme un médecin qui dirait : « Apportez‑moi les radios, qu’on sache au moins de quoi le patient est en train de mourir. »

La France administrative n’est pas en déclin. Elle est en embolie pulmonaire, comme l’a dit Borloo. Elle est asphyxiée. Elle est folle. Et elle s’est habituée à sa folie.

Mais elle continue de tourner. Comme un ventilateur posé sur un cadavre.

Merci de votre écoute. À demain, si Vishnou n’a pas encore décidé de créer une “version finale” de cette chronique.

== Le Veilleur ==

 

06/08/2026

Les Jours Gris

Chapitre I — Les Jours Gris

On disait que la France ne tomberait jamais. On disait que ses institutions étaient solides, que son État était massif, que ses villes étaient belles, que son peuple était fier. On disait beaucoup de choses. Et puis, un matin, les gens ont cessé d’écouter.

Les rues de Tours avaient cette couleur de fin de journée même à huit heures du matin. Une lumière grise, comme si le ciel lui-même hésitait à se lever. Les vitrines étaient encore là, mais elles semblaient regarder ailleurs. Les passants marchaient vite, non pas parce qu’ils étaient pressés, mais parce qu’ils voulaient éviter de croiser le regard de quelqu’un qui aurait pu leur demander quelque chose — un renseignement, un sourire, un peu d’espoir.

Les villes françaises n’étaient pas mortes. Elles étaient fatiguées.

Les métropoles avaient été les premières à montrer des signes. Nantes avait perdu son éclat, Rennes son insouciance, Bordeaux sa superbe. Les centres-villes s’étaient fissurés comme des façades trop longtemps repeintes pour masquer les lézardes. Les cafés avaient remplacé les serveurs par des écrans tactiles, non pas pour moderniser, mais pour éviter les démissions. Les bibliothèques avaient réduit leurs horaires, faute de lecteurs. Les écoles avaient réduit leurs exigences, faute de niveau.

Les territoires périphériques, eux, n’avaient pas attendu. Ils s’étaient éteints sans bruit.

Vierzon, Châteauroux, Dreux, Saint-Dizier : des noms qui sonnaient comme des gares où le train ne s’arrête plus. Les commerces avaient fermé, les médecins étaient partis, les services publics avaient glissé vers les métropoles comme une marée qui ne revient jamais. Les habitants restaient, par habitude, par fatigue, par loyauté. Mais ils ne croyaient plus à rien.

La France n’était pas en crise. Elle était en déliquescence.

Les institutions fonctionnaient encore, mais en mode automatique. Les formulaires Cerfa continuaient de se reproduire comme des bactéries dans un incubateur. Les commissions produisaient des rapports que personne ne lisait. Les ministères publiaient des circulaires que personne n’appliquait. Les préfets signaient des arrêtés que personne ne respectait.

L’État n’était pas absent. Il était dissous.

Dans certains quartiers, des groupes informels avaient commencé à organiser la vie quotidienne. Pas des milices, pas des seigneurs de guerre — juste des gens qui avaient décidé que, puisque personne ne venait, ils allaient s’occuper de ce qui restait. Ils géraient les parkings, les marchés, les livraisons. Ils faisaient respecter des règles simples : pas de violence inutile, pas de vols dans le quartier, pas de problèmes avec les anciens. Ce n’était pas légal. Ce n’était pas illégal non plus. C’était nécessaire.

Les gendarmes passaient parfois, saluaient, repartaient. Ils savaient. Tout le monde savait.

La langue elle-même avait commencé à s’effriter. Les conversations étaient plus courtes, les phrases plus simples, les mots plus pauvres. Les jeunes parlaient vite, mais sans nuance. Les anciens parlaient lentement, mais sans illusion. Les enseignants faisaient ce qu’ils pouvaient, mais ils savaient que la bataille était perdue : on ne transmet pas une civilisation quand les fondations se dérobent sous les pieds.

Les soignants couraient dans des couloirs trop étroits, les pompiers éteignaient des incendies avec du matériel qui avait connu trois présidents, les agriculteurs nourrissaient le pays tout en se demandant s’ils pourraient encore s’offrir le luxe de manger eux-mêmes. Les artisans travaillaient. Les entrepreneurs calculaient. Les salariés serraient les dents. L’administration observait.

Et au-dessus de tout cela, un silence. Pas un silence de paix. Un silence de résignation.

La France n’était pas tombée. Elle avait glissé. Et personne ne savait où elle s’arrêterait.

11/01/2026

Bouche à bouche anti-philosophique

podcast

Néons crachent.
Poumons de béton.
Circuit court. Système mort.

Doigts bleus sur écran crasseux,
Cyberprolo, corps en réseau.
La Loire dort sous la brume,
Les forêts chuchotent, noms qui s’allument.
Christ à la casse,
Martel vomi l’histoire,
Je regarde en silence,
j’attends pas la gloire.
Colonies sur la Lune, marmites HLM,
Français disparaissent,
sourire de rien.

Purulence des mots,
bouche-à-bouche anti-philosophique,
Civilisation vomie, paillettes s’éclatent, frénétique.
Purulence des mots,
bouche-à-bouche anti-philosophique,
Je crache le monde, il se noie dans le numérique.

Michaux rit derrière les murs,
Artaud hurle, cendres en fissures.
Ayahuasca coule, esprit sur perfusion,
Je marche sur le fil, monde en dissolution.
Colonies Lune, codes qui explosent,
HLM, marmites, rien ne se propose.
Français s’activent, encore un effort,
Disparaître complet, fin de l’effort.

Néons dans le ciel,
Vapeurs acides, souffle en éveil.
Poumons de béton, circuits brûlants,
Silence mort, rien de palpitant.

Purulence des mots,
bouche-à-bouche anti-philosophique,
Civilisation vomie, paillettes s’éclatent, frénétique.
Purulence des mots,
bouche-à-bouche anti-philosophique,
Je crache le monde, il se noie dans le numérique.

Néons.
Vapeurs.
Poumons.
Silence.

12:09 Publié dans Impertinences, Survie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rap

17/10/2025

De la lucidité comme premier acte de survie en France

De la lucidité comme premier acte de survie en France

Revenir en France, c’est comme remonter sur un navire que l’on croyait solide, pour le découvrir à la dérive. Les circulaires administratives se multiplient, les logiciels se déploient par vagues, et la langue de bois masque un chaos persistant. L’illusion d’ordre côtoie l’inertie réelle.

Dans ce paysage, la lucidité devient le premier acte de survie. Observer sans se perdre, discerner l’urgent de l’essentiel, reconnaître les foyers où l’action a encore du sens… C’est apprendre à nager autrement, à guider quelques passagers autour de soi, même si la mer est agitée et le navire en déclin.

On ne peut pas tout sauver. On peut seulement préserver ce qui a de la valeur, transmettre ce qui résiste et rester vivant dans son esprit, pour soi et pour ceux qui viendront après nous. La lucidité, dans un monde en décomposition, n’est pas pessimisme : c’est une arme, un phare, un acte de résistance silencieuse.

Comme dirait Jacques Attali, il ne faut être ni pessimiste, ni optimiste, mais simplement agir.

Erkin Jon – Homme libre

 

21/06/2025

Celui qui ne rentre nul part

Il existe des êtres qu’on identifie vite.
Ils sont “de gauche”, “de droite”, “modérés”, “engagés”, “progressistes”, “réacs”, “écolos”, “éveillés”, “conservateurs”.
On les range, on les catalogue, on sait comment leur parler.
Ils font masse.

Et puis il y a ceux qu’on ne classe pas.
Qui lisent entre les lignes, mais ne crient pas.
Qui n’adhèrent pas, mais écoutent.
Qui refusent le slogan, mais avancent.
Qui voient les failles sans se réjouir, les dogmes sans se soumettre, les dérives sans en faire spectacle.

Ceux-là sont les plus dangereux.
Parce qu’ils ne rentrent nulle part.
Parce qu’ils ne jouent aucun rôle.
Parce qu’ils ne cherchent ni sauveur, ni cause, ni groupe d’appartenance.

Je suis, peut-être, de ceux-là.
Pas par choix, mais par nature.
On m’a appris à réfléchir — et j’ai gardé ce défaut.
J’ai vu ce que coûtait l’intelligence dans un monde qui préfère l’adhésion.

Face aux micros, je dévie.
Dans les foules, je traverse.
Devant les cases à cocher, je réfléchis longuement.
Pas par paresse. Par vigilance.

Le pouvoir, quel qu’il soit, n’aime pas ceux qui pensent sans appartenir.
Il préfère les indignés bien orientés, les rebelles sous licence, les consciences groupées.
Moi, je me tiens ailleurs.

Ce n’est pas du courage.
C’est une fidélité.
À quelque chose d’antérieur à tous les récits.
À un regard qu’on ne vend pas.
Et à une solitude qu’on habite comme une haute ligne, là où l’air est plus rare, mais plus vrai.

En juin 2025, quelque part dans ce vaste monde

Erkin Jon - Homme libre

 

 

08/11/2020

Message de White Eagle, de la nation Hopi

Message de White Eagle, de la nation Hopi

«Ce que l'humanité traverse en ce moment peut être considéré comme un portail et un trou noir. La décision de tomber dans le trou noir ou de passer par le portail dépend de vous.

S'ils se repentent du problème et consomment les informations 24 heures sur 24, avec peu d'énergie, nerveux tout le temps, avec pessimisme, ils tomberont dans le trou.

Mais si vous saisissez cette occasion pour vous regarder, repenser la vie et la mort, prendre soin de vous et des autres, vous traverserez le portail.

Prenez soin de votre maison, prenez soin de votre corps. Connectez-vous avec le corps central de votre maison spirituelle. Connectez-vous à l’égrégore de votre foyer spirituel. Corps, maison, corps moyen, maison spirituelle, tout cela est synonyme, c'est-à-dire la même chose. Lorsque vous en prenez soin, vous vous occupez de tout le reste.

Ne perdez pas la dimension spirituelle de cette crise, ayez l'aspect de l'aigle, qui d'en haut, voit le tout, voit plus largement. Il y a une demande sociale dans cette crise, mais il y a aussi une demande spirituelle. Les deux vont de pair.

Sans la dimension sociale, nous tombons dans le fanatisme. Mais sans la dimension spirituelle, nous tombons dans le pessimisme et le manque de sens.

 

Vous étiez prêt à traverser cette crise. Prenez votre boîte à outils et utilisez tous les outils à votre disposition.

Apprenez-en davantage sur la résistance des peuples autochtones et africains: nous avons toujours été et continuons d'être exterminés. Mais nous n'avons toujours pas cessé de chanter, de danser, d'allumer un feu et de nous amuser.

Ne vous sentez pas coupable d'être heureux pendant cette période difficile. Vous n'aidez pas du tout en étant triste et sans énergie. Cela aide si de bonnes choses émanent de l'Univers maintenant.

C'est par la joie que l'on résiste.

De plus, lorsque la tempête passera, vous serez très important dans la reconstruction de ce nouveau monde. Vous devez être bien et fort. Et, pour cela, il n'y a pas d'autre moyen que de maintenir une vibration belle, heureuse et lumineuse.

Cela n'a rien à voir avec l'aliénation. Il s'agit d'une stratégie de résistance.

Dans le chamanisme, il existe un rite de passage appelé la quête de la vision. Vous passez quelques jours seul dans la forêt, sans eau, sans nourriture, sans protection. Lorsque vous passez par ce portail, vous obtenez une nouvelle vision du monde, car vous avez affronté vos peurs, vos difficultés…

C'est ce qu'on vous demande.

Laissez-les profiter de ce temps pour effectuer leurs rituels de recherche de vision. Quel monde voulez-vous vous construire?

Pour l'instant, voici ce que vous pouvez faire : la sérénité dans la tempête.

Calmez-vous et priez. Tous les jours.

Établissez une routine pour rencontrer le sacré tous les jours. De bonnes choses émanent, ce que vous émanez maintenant est la chose la plus importante.

Et chantez, dansez, résistez par l'art, la joie, la foi et l'amour. »

Remarque à propos de la nation Hopi : La tribu Hopi est une nation souveraine du nord-est de l'Arizona et occupe une partie des comtés de Coconino et Navajo. Elle englobe plus de 1,5 million d'acres et est composée de 12 villages répartis sur trois mesas. Ils vivent dans des maisons en pisé, appelées aussi « pueblo houses »

19:38 Publié dans Survie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hopi, vision

24/09/2017

Lâcher prise

N. Maharaj à ses disciples:

"Vous vous accrochez aux rivages, pendant que j'essaie de vous lancer au milieu de la rivière, où vous pouvez flotter et suivre le flot. Je vous dis de lâcher prise, mais vous ne le faites pas, ou vous me demandez une méthode pour le lâcher prise... Finalement, j'abandonne et je vous tape sur les doigts pour que vous lâchiez"

(traduction libre)

09/10/2016

Gérez le temps, atteignez vos objectifs

PRENDRE DU TEMPS POUR EN GAGNER

== Première leçon ==

Commencez par acheter un cahier pour en faire le journal de bord de votre gestion du temps. Rappelez-vous que la meilleure mémoire et encore celle du papier. Tout ce qui  n'est pas écrit n'aura pas d'existence !

QUELQUES ÉVIDENCES

  • On ne peut pas acheter du temps !
  • On n’économise pas du temps !
  • On n’arrête pas le temps !

CINQ MESSAGES CONTRAIGNANTS == à mettre à distance  ==

  1. Soit parfait !
  2. Fais effort !
  3. Fais plaisir !
  4. Dépêche-toi !
  5. Sois fort !

Nous passons 80 % de notre temps à répondre à des drivers !

 

« Le mot perfection s’épelle P-A-R-A-L-Y-S-I-E. »-  Winston Churchill

 

Calculer son taux horaire !

Confier certaines tâches à quelqu’un qui coûte moins cher que moi.

Apprendre à se comporter différemment

  • Notez l’habitude à changer.
  • Écrivez son but concernant cette habitude.
  • Établissez la liste de tous les inconvénients occasionnés par cette habitude.
  • Listez des avantages procurés par un changement.

Prenez modèle sur un homme ou une femme qui réussit ! faite la liste de ses qualités :

……………………………………………………………………………………………………………..

« Le temps que nous nous accordons pour accomplir une tâche est en général une limite mentale ».

 

« Plus on dispose de temps pour accomplir un travail, plus ce travail prend de temps ».

 

« On prend toujours tout le temps qui nous est alloué pour accomplir une tâche ».

 Ci-dessous, une devise à se rappeler le matin en se levant !

« Tout ce qui n’est pas indispensable est inutile » !

 

« Il importe d’avantage de faire la BONNE chose que de bien faire les choses. »

 

Don’t work harder, work smarter !

Ne travaillez pas plus dur, mais plus intelligemment !

 

La loi de Pareto

20 % de l’effort produit 80 % de l’effet.