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25/10/2026

Une faillite de l'autorité

Ce que nous inspire la crise actuelle

La crise actuelle révèle avant tout une faillite de l’autorité : celle des pères, des parents, de l’école et des institutions. Les jeunes ne cherchent pas nécessairement à se libérer de toute autorité ; ils cherchent parfois désespérément une autorité capable de leur répondre, de fixer des limites et de donner du sens. Or, des parents eux-mêmes perdus hésitent à exercer leur responsabilité, tandis que l’école peine à transmettre des règles et à faire respecter son cadre. On menace, mais on ne sanctionne plus ; on rappelle la loi, mais on ne la fait plus appliquer. L’autorité subsiste dans les discours, mais se vide de sa substance dans les actes.

Ce vide laisse des jeunes désemparés, en quête de repères, de sens et d’avenir. Leur colère peut alors être récupérée par des acteurs politiques poursuivant d’autres objectifs : renverser un pouvoir pour lui en substituer un autre, potentiellement plus autoritaire encore. L’histoire de la Terreur et des bolcheviks nous rappelle que les promesses d’émancipation peuvent déboucher sur de nouvelles formes de soumission. Ceux qui croient construire un monde meilleur risquent de nourrir un système qui finira par les dévorer.

Le véritable enjeu est ailleurs : une autorité digne de ce nom ne doit pas fabriquer des individus obéissants, mais leur apprendre à devenir autonomes. Parents, enseignants et institutions devraient leur donner les moyens de comprendre, de juger et d’agir par eux-mêmes.

Car la liberté ne consiste ni à satisfaire toutes ses exigences ni à remplacer un maître par un autre. Elle consiste à développer sa propre capacité de discernement et d’action, sans déléguer son existence à une idéologie, à un chef ou à un système.

Rien ne remplacera jamais cette capacité de chaque individu à devenir l’acteur conscient de sa propre vie.

Une jeunesse autonome devrait pouvoir descendre dans la rue sans se laisser enrôler, contester un pouvoir sans rêver d’un maître de remplacement, réclamer un avenir sans abandonner à quiconque le soin de le penser à sa place.

Retenons l’essentiel :

Le problème ne se résoudra pas simplement en changeant les dirigeants, les programmes scolaires ou les méthodes éducatives. Il faut retrouver une conception de l’autorité qui donne aux individus les moyens de devenir autonomes, plutôt que de les maintenir dans la dépendance.

Cela suppose des adultes capables d’assumer leurs responsabilités, des institutions qui tiennent leurs engagements et une éducation qui forme au discernement plutôt qu’à l’adhésion.

Le véritable enjeu n’est peut-être pas de savoir qui prendra le pouvoir demain, mais de savoir si les individus seront encore capables de penser par eux-mêmes, quel que soit le pouvoir en place.

Comment préserver notre liberté intérieure dans une société où tant de forces cherchent à orienter les consciences ?

Ne donnons pas prise à ces forces qui se nourrissent de nos abandons. Donnons plutôt à nos enfants la culture et les moyens de comprendre, de juger et d’agir par eux-mêmes.

Ni gauche, ni centre, ni droite. Ni en haut, ni en bas. Mais libres de penser, de discerner et d’agir.

 

 

15:28 Publié dans Chronique, Famille | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : crise, autorité

24/07/2016

Couper des liens d'attachement

Pas toujours facile de couper des liens d'attachement tout en conservant de l'amour ou de l'amitié.

C'est ce que propose le site Philosophine dans lequel vous trouverez deux exercices pour couper les liens d’attachement conscients ou non qui nous relient aux autres. Ces deux méthodes vont vous permettre de couper les liens toxiques entre vous et l’autre personne tout en conservant les liens d’amour. Il est bon de les appliquer régulièrement ou dès que le besoin se fait ressentir.

Il n’est pas rare de ressentir immédiatement les bienfaits ou de constater des changements dans les jours suivants comme la résolution d’un problème, une sensation de paix, des nouvelles inattendues d’une personne. Cependant, il arrive parfois qu’il fallut plus de temps et persister dans la pratique avant d’obtenir des résultants selon l’intensité du lien qui vous relie vous et la situation problématique.

Une fois ces techniques faites, il est bon de lâcher prise, de laisser faire les choses. De remettre les soucis ou la relation en question entre les mains de l’univers.

Cliquez ci-dessous :

http://www.philosophine.fr/couper-les-liens-dattachement/

 

bonne expérience 

02/10/2011

L'étincelle du destin

L'étincelle du destin

Ci-devant l'éternel
L'univers précieux nous renvoyait, l'un
Vers l'autre destin
Sans rien, apparemment, de commun
Jusqu'à la rencontre
Le verbe fit que deux étincelle du divin
Se mirent à partager le même festin
Le chemin étant tracé
A l'encontre, nul ne pouvait aller
Si bien fait, que
De Samarkand à Nijni
de la Loire à la Volga
Nul obstacle
Pas même un oracle
N'eut pu interférer
Ni ralentir ce qui devait s'accentuer

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trajet du matin à Moscou

Moscou le 07/06/2001

Nous allons le matin
Qu'il vente, qu'il neige
Ma foi nous sommes biens
Et devant le Grand Pierre,
Et devant le Grand Lénine,
Et devant le Grand Gagarine,
Qu'il pleuve, qu'il grêle,
Rien ne nous arrête!
Nous roulons pour l'école.
Les cheveux de Nora
Sont maintenant bien plus longs,
En cette fin de grande section.

à ma femme

Mon amour

Tout l'amour du monde

Ne saurait être meilleur

Que celui qui abonde au fin

Au fond de ton coeur

Il n'y a pas d'ailleurs

Juste ton présent

Qui me dit dans l'instant

De rester batailleur

Car, rien ni personne

Ne saurait me donner

Un autre jeu, une autre donne

En se laissant aimer

Tout l'amour du monde

Ne saurait être fidèle

Sur cette terre ronde

Et me donner des ailes

Lesquelles s'appuieraient

Sur des torrents d'émotions

Et comme toi renverseraient

Certitudes, peurs et commotions

Il n'y a pas d'autre compagne

Que toi

Longue vie devant nous

Je t'aime

17:29 Publié dans Famille | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poème, souvenirs