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24/12/2013

Chanson cosaque

Chant cosaque du groupe Бабкины внуки (Babkini vnouki)

Cliquez sur titre en russe ci-dessous pour visionner la vidéo 

Бабкины внуки

Не для меня придёт весна, 

Не для меня Дон разольётся, 
Там сердце девичье забьётся 
С восторгом чувств – не для меня. 

Не для меня цветут сады, 
В долине роща расцветает, 
Там соловей весну встречает, 
Он будет петь не для меня. 

Не для меня текут ручьи, 
Журчат алмазными струями, 
Там дева с чёрными бровями, 
Она растет не для меня. 

Не для меня придёт Пасха, 
За стол родня вся соберётся, 
"Христос воскрес" из уст польётся, 
Пасхальный день не для меня. 

Не для меня цветут цветы 
Распустит роза цвет душистый. 
Сорвешь цветок, а он завянет 
Такая жизнь не для меня 

А для меня кусок свинца, 
Он в тело белое вопьётся, 
И слезы горькие прольются. 
Такая жизнь, брат, ждёт меня.
 

Traduction française : 

Non pour moi le printemps viendra, 
Non pour moi le Don se répandra, 
Là le coeur de jeune fille se tapira 
Avec le ravissement des sentiments – non pour moi. 
  
Non pour moi fleurissent les jardins, 
Dans la vallée le bois s'épanouit, 
Là le rossignol rencontre le printemps, 
Il chantera non pour moi. 
  
Non pour moi coulent les ruisseaux, 
Gazouillent par les courants de diamant, 
Là la vierge avec les sourcils noirs, 
Elle grandit non pour moi. 
  
Non pour moi Pâques viendront, 
Pour la table la parenté tout se réunira, 
"Christ воскрес" des bouches coulera, 
Le jour de Pâques non pour moi. 
  
Non pour moi fleurissent les fleurs 
La rose congédiera la couleur odorant. 
Tu arracheras la fleur, а lui завянет 
Une telle vie non pour moi 
  
А pour moi le morceau de plomb, 
Il au corps blanc s'enfoncera, 
Et les larmes amères se répandront. 
Une telle vie, le frère, m'attend.
 

02/10/2011

L'étincelle du destin

L'étincelle du destin

Ci-devant l'éternel
L'univers précieux nous renvoyait, l'un
Vers l'autre destin
Sans rien, apparemment, de commun
Jusqu'à la rencontre
Le verbe fit que deux étincelle du divin
Se mirent à partager le même festin
Le chemin étant tracé
A l'encontre, nul ne pouvait aller
Si bien fait, que
De Samarkand à Nijni
de la Loire à la Volga
Nul obstacle
Pas même un oracle
N'eut pu interférer
Ni ralentir ce qui devait s'accentuer

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Irkoutsk

Pour faire passer les examens du DALF, je suis allé à Irkoutsk. J'ai logé à l'obchéjitié de l'Académie d'Economie, dans la chambre luxe...enfin, presque luxe.

Un soir, dans un café-restaurant où la patronne était aimable comme une porte de prison et la carte inutile puisqu'il n'y avait pas la moitié de ce que je voulais consommer, j'ai écrit ceci :

 

            Pourquoi les femmes d'Irkoutsk, y compris les jeunes, portent-elles des chapeaux de fourrure d'un autre âge, d'un autre temps, d'une autre époque, à mes yeux. Des chapeaux en forme de gros mollusques des mers chaudes, en forme de coquille d'escargot géant d'un monde perdu. Des mollusques en fourrure dont seule la tête serait visible. Dans "Mollusque" j'entends "molle" et tout cet ensemble mou répondrait au téléphone portable, dans la rue.

            Pourquoi est-ce que je dis que la province c'est sympathique? Il y a des restaurants à moitié vides, avec des duos, des trios de femmes seules sans homme. Il y a des faciès mongoloïdes, aux cheveux gras, affaissés par la servitude. Où est la fierté des cavaliers des steppes? Celle du chasseur Bouriate, du pisteur Nanaï ? Il y a des serveuses abruties et incultes qui ne voient pas plus loin qu'un verre de bière, et servant au son d'une musique trop forte et informe. Et toutes ces étudiantes qui déambulent dans les couloirs d'une Université linguistique sans vie?

            La sortie au Baïkal était encore pour moi l'occasion de vivre un rêve : marcher sur le lac gelé. Presque un kilomètre sur la glace. Le lac est comme une batterie qui nous délivre de l'énergie, c'est fabuleux. On s'éloigne de la berge, pour contempler la terre ferme il faut marcher sur l'eau. Celle-ci est gelée, certes, mais on marche sur l'eau. Cette énergie nous allège, nous revigore. Par la suite, la maison de repos avec le sauna et le dîner "très arrosé" est très sympathique. Mais, je rentre au foyer dans un état lamentable. Je vomis toute la nuit et je me rends à l'aéroport dans un  état délabré.

 

J'aurai eu ce privilège de me baigner dans l'eau du Baïkal.

 

C'est ainsi que j'aime la Russie