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11/01/2026

Ni toujours ni partout dans la nuit

Tu ne vis pas une époque comme les autres…


Non.
 Tu vis le moment où l’humain hésite


entre rester vivant 
ou devenir compatible. 

 


Ils disent : « c’est comme ça »
Ils disent : « on n’y peut rien »


Ils disent : « j’préfère pas savoir »
Moi, j’ai serré les dents.


J’ai avalé la colère.


J’ai continué à chercher
là où eux cherchaient l’oubli.

La liberté n’est plus un droit,
 c’est un bug dans la matrice,


une anomalie qu’on corrige, 
une erreur qu’on met à jour.

Chaque jour où je refuse la mise à jour 
je prouve que j’existe encore.

 


Je ne hurle pas.
 Je ne manifeste pas. 
Je ne signe pas.
 Je ne consens pas.
Je ne hurle pas. 
Je ne manifeste pas.
J e ne signe pas.
 Je ne consens pas.  

 

Tous les mouvements visibles 
ont été capturés,


labellisés, 
vendus en slogan, 
recyclés en esthétique.

La révolte est devenue un produit dérivé.


La colère, un filtre.


La résistance, un logo.

Les vrais résistants ?


Tu les vois pas.


Tu les entends pas.

.Et c’est peut-être pour ça 
qu’ils sont encore debout.


Alors tu fais quoi maintenant ?


Pas grand-chose.


Mais c’est dans le rien
 que naît le vrai.


Je refuse les automatismes.


Je garde des pensées non partagées.


J’éteins mon téléphone 
pas pour me reposer


mais pour écouter
ce qu’il m’empêche d’entendre.

Le silence n’est pas vide.
Le silence respire.


C’est là que la liberté
se cache encore.

 

Je ne hurle pas.
 Je ne consens pas.
 Pas à tout.
Pas toujours.
Je ne hurle pas.
 Je ne consens pas.
 Juste assez
pour créer une dissonance. 

 

Toi, l’insoumis lucide, 
t’as pas besoin de crier.
Le système digère tout… 
sauf ceux
qui cessent
de participer.

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